Exilé en Guinée-Équatoriale à la chute de son régime en 2017, l’ancien dictateur Yahya Jammeh a déclaré vouloir revenir en Gambie et reprendre la tête de son parti, l’APRC. Dans un message audio, il promet de faire face à la justice et envoie un avertissement aux autorités gambiennes et à la Cédéao.
Dans un enregistrement audio diffusé le 23 janvier 2025, Yahya Jammeh, ancien président de la Gambie, a affirmé sa volonté de revenir dans son pays et de reprendre le contrôle de l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), le parti qu’il a fondé.
À la tête de la Gambie pendant 23 ans, avant d’être contraint à l’exil suite à sa défaite électorale en 2016, Yahya Jammeh a adressé des messages clairs à ses partisans, aux autorités gambiennes actuelles et à la Cédéao.
Jammeh défie le président Barrow et la Cédéao
« Par la grâce d’Allah, je vais revenir, que ça leur plaise ou non. Le jour de notre rendez-vous approche, et ce sera aussi le jour où il faudra rendre des comptes. Même si vous fuyez, je vous retrouverai. Ne fuyez pas, attendez-moi, arrêtez-moi et mettez-moi en prison si c’est ce que vous voulez. Vous pensez que j’ai peur de comparaître devant la justice ? », a-t-il lancé, se disant prêt à faire face à la justice.
Ce n’est pas la première fois que Yahya Jammeh évoque son retour, mais cette déclaration intervient dans un contexte politique tendu, où il conserve une certaine influence parmi ses partisans.
Cette sortie survient quelques mois après le feu vert de la Cédéao pour la création d’un tribunal spécial pour juger les crimes du régime de Jammeh. Après la déclaration, reste à savoir si l’ex-dirigeant pourra joindre l’acte à la parole.